07th Mar2010

Le mot de la semaine : « åka pulka »

by hibiscus

Jusqu’à ce matin, j’avais pensé écrire sur un autre sujet (ce sera peut-être pour dimanche prochain). L’évènement qui m’a fait changer d’avis date de cet après-midi quand des amis nous ont invités, mon « sambo » et moi, à faire un tour de luge avec leurs enfants. Vous ne me croirez peut-être pas, mais je n’ai jamais fait de luge. À presque 32 ans, il était temps de faire mon baptême de glisse…

L’expression du jour se compose du verbe « åka » (= aller, se déplacer avec une sorte de véhicule quelle qu’il soit) et du substantif « pulka, -n, -or, -orna » (= luge).

jag åker pulka [jâgue aukeure pulka] = je fais de la luge

jag har åkt pulka [jâgue ‘hare aukte pulka] = j’ai fais de la luge

jag åkte pulka [jâgue aukté pulka] = je faisais de la luge

jag ska åka pulka [jâgue ska auka pulka] = je ferai de la luge

En hiver, en Suède, dès qu’il y a une couche de neige de quelques centimètres, on voit souvent des parents tirer leurs enfant dans des luges, au lieu de les transporter en poussette. Mais le plus amusant, pour les enfants comme pour les parents, est bien sûr de se lancer dans les descentes. Il est assez courant de voir un parent et un petit assis dans la même luge dévaler une pente. Les enfants un peu plus âgés sont volontiers plus casse-cous, mais les parents sont là pour veiller et ne lâchent pas leur progéniture sans un casque sur la tête.

Il existe différentes sortes de luges. De la plus simple : un morceau de plastique à tout simplement placer sous les fesses, au plus avancées appelées « snowracer » avec volant et patins pour mieux la diriger, en pensant par les coques en plastiques de formes diverses. Pour les touts-petits, on peut préférer celles avec une sorte de dossier et une sangle pour les maintenir bien assis et attachés. Pour le confort, on peut rajouter une peau de mouton. Il y en a pour tous les goûts !

Et après l’effort, le réconfort, sous forme de gaufres (« våffla, -n, -or, -orna ») suédoises ! :-)

28th Feb2010

Le mot de la semaine : « medalj »

by hibiscus

Je continue sur le thème des JO. Pour ceux que ça énerve, rassurez-vous, ça finit ce soir et je devrais a priori parler d’autre chose la semaine prochaine. :-)

Vous comprenez sûrement le mot de la semaine à la prononciation seulement [médalye] = médaille.

en medalj [ène médalye] = une médaille

medaljen [médalyène] = la médaille

medaljer [médalyère] = des médailles

medaljerna [médalyèr(e)na] = les médailles

La Suède se situe ex aequo avec la France (et la Chine) avec son total de 11 médailles (la dernière gagnée au moment où j’écris). Mais la Suède a largement plus de médailles d’or (8ème place) que la France (12ème). :-P

Mais est-ce si étonnant que cela finalement ? Certes, la France a les Alpes et les Pyrénées mais la Suède est quand même un pays nordique où les sports d’hiver sont assurément plus répandus et populaires qu’en France. La Suède est en effet deuxième pour ce qui est des médailles remportées en ski de fond. La Norvège, autre pays nordique, remporte à elle seule 22 médailles…

Les médailles d’or, « guldmedaljerna », reviennent à :

  • Anette Norberg, Eva Lund, Cathrine Lindahl, Anne Le Moine, Kajsa Bergström en curling dames ;
  • Daniel Richardsson, Anders Södergren, Marcus Hellner et Johan Olsson en ski de fond relais 4 x 10 hommes classique/libre ;
  • Marcus Hellner en ski de fond 30 km poursuite (15 km classique + 15 km libre) ;
  • Björn Ferry en biathlon 12,5 km poursuite homme ;
  • Charlotte Kalla en ski de fond 10 km dames libre.

Les médaillés d’argent, « silvermedaljörerna », sont:

  • Anna Haag et Charlotte Kalla en ski de fond sprint par équipe dames libre ;
  • Anna Haag encore, en ski de fond 15 km poursuite dames (7,5 km classique + 7,5 km libre).

Enfin, les médailles de bronze, « bronsmedaljerna », reviennent à :

  • Andre Myhrer en ski alpin slalom hommes ;
  • Johan Olsson en ski de fond 30 km poursuite hommes (15 km classique + 15 km libre) ;
  • Johan Olsson encore, en ski de fond 50 km départ groupé hommes ;
  • Anja Pärson en ski alpin super combiné dames.

Ceux qui veulent un peu plus de détails sur les exploits suédois aux JO d’hiver de Vancouver 2010 suivront ce lien. Pour ma part je garderai un très bon souvenir des ces JO d’hiver et je suis trés fière des performances des Suédois et des Suédoises ! :-)

Le saviez-vous ? Les médailles de ces JO d’hiver sont faites d’or, d’argent et de bronze recyclés provenant de d’appareils électroniques inutilisables. Très bonne idée, je trouve !

Que pensez-vous ? Préférez-vous les déclinaisons du mot de la semaine dans un cadre comme dans cet article ou sans (comme auparavant) ?

21st Feb2010

Le mot de la semaine : « OS »

by hibiscus

Cela n’aura échapper à personne : les jeux olympiques d’hiver se déroulent en ce moment à Vancouver, et ce jusqu’au 28 février, c’est-à-dire une semaine de plus.

Je ne suis pas de ceux qui s’irritent contre le fait que les chaînes télévisées suédoises SVT diffusent les compétitions presque 24 h sur 24. Avec le décalage horaire, nous avons la possibilité d’en voir pas mal puisqu’il est 21 h quand il est midi à Vancouver. Mais je loupe tout le patinage artistique et mon homme pas mal de match de hockey qui sont diffusés en direct, mais très très tôt le matin, car en soirée à Vancouver. Mais avec l’application SVT Play dans mon iPhone, je peux aussi regarder un peu quand je suis dans le bus le soir après le boulot. :-)

Pour le moment, les Suédois ont remporté en tout 6 médailles : 3 médailles d’or, 1 d’argent et 2 de bronze.

Les médailles d’or ont été décernées à Charlotte Kalla en ski de fond « 10 km fri stil » = 10 km libre, Marcus Hellner en « 2 x 15 km jaktstart » = poursuite 30 km, en biathlon, et à Björn Ferry en « 12,5 km jaktstart » = poursuite 12,5 km.

La médaille d’argent revient à Anna Haag en « 2 x 7,5 km jaktstart » = poursuite 15 km.

Anja Pärson a remporté le bronze en « superkombination » = ski alpin combiné (malgré sa chute impressionnante de la veille) et Johan Olsson le bronze en « 2 x 15 km jaktstart » = poursuite 30 km.

Nous avons aussi quelques espoirs de médailles en curling – les Suédoises avaient remporté la médaille d’or en 2006 à Turin – et en hockey sur glace, bien sûr : l’équipe masculine suédoise est tenante du titre champion olympique et l’équipe féminine avait remporté l’argent en 2006.

« OS » [ou-èsse] est l’abréviation de « olympiska spelen » [oulum(e)piska spélène] = les jeux olympiques, ou JO. Pour les JO d’hiver ont dit : « vinter-OS » [vinetère-ou-èsse]. Pour ceux d’été : « sommar-OS » [somare-OS].

14th Feb2010

Les mots de la semaine : « mössa och vantar »

by hibiscus

Quand il fait froid dehors, il faut bien se couvrir. Je suis peut-être un peu frileuse mais j’aime aussi m’emmitouffler dans mes manteaux, châles, écharpes, bonnets et gants. Non, pas de gants, des moufles ! Les moufles, c’est bien mieux quand il fait plus froid, car les doigts restent en contact les uns avec les autres et se réchauffent donc plus facilement.


J’ai récemment fait l’acquisition d’un bonnet(-chapeau) et d’une paire de moufles en laine feutrée. La laine feutrée s’obtient en lavant à 60 degrés le bonnet et les moufles une fois tricotés. Il faut les tricoter peut-être deux fois plus grands car ils rétrécissent bien au lavage. Cette technique les rend bien étanches au froid et à l’humidité. Comme je ne maîtrise pas cette technique, j’ai préféré m’offrir le luxe de les acheter. (Dès que je retrouve le lien, je vous indique la boutique qui les vend. C’est dans la Vieille Ville de Stockholm.)

J’aime les pans arrières du bonnet qui couvrent bien la nuque. J’aime les bords ornés de laine qui donne un effet givré. J’aime l’élégance de l’ensemble.

« Mössa », c’est le bonnet :

en mössa [ène meussa] = un bonnet

mössan [meussane] = le bonnet

mössor [meussore] = des bonnets

mössorna [meussorna] = les bonnets

Et les « vantar » (ou « tumvantar », « tum » = pouce), ce sont les moufles :

en vante [ène van(e)té] = une moufle

vanten [van(e)tène] = la moufle

vantar [van(e)tare] = des moufles

vantarna [van(e)tarna] = les moufles

(Les gants, c’est « handske, -n, -ar, -na » ['hand(e)squé].)

Les mots de la semaine : « mössa och vantar »

Quand il fait froid dehors, il faut bien se couvrir. Je suis peut-être un peu frileuse mais j’aime aussi m’emmitouffler dans mes manteaux, châles, écharpes, bonnets et gants. Non, pas de gants, des moufles ! Les moufles, c’est bien mieux quand il fait plus froid, car les doigts restent en contact les uns avec les autres et se réchauffent donc plus facilement.

J’ai récemment fait l’acquisition d’un bonnet(-chapeau) et d’une paire de moufles en laine feutrée. La laine feutrée s’obtient en lavant à 60 degrés le bonnet et les moufles une fois tricotés. Il faut les tricoter peut-être deux fois plus grands car ils rétrécissent bien au lavage. Cette technique les rend bien étanches au froid et à l’humidité. Comme je ne maîtrise pas cette technique, j’ai préféré m’offrir le luxe de les acheter. (Dès que je retrouve le lien, je vous indique la boutique qui les vend. C’est dans la Vieille Ville de Stockholm.)

J’aime les pans arrières du bonnet qui couvrent bien la nuque. J’aime les bords ornés de laine qui donne un effet givré. J’aime l’élégance de l’ensemble.

« Mössa », c’est le bonnet :

en mössa [ène meussa] = un bonnet

mössan [meussane] = le bonnet

mössor [meussore] = des bonnets

mössorna [meussorna] = les bonnets

Et les « vantar » (ou « tumvantar », « tum » = pouce), ce sont les moufles :

en vante [ène van(e)té] = une moufle

vanten [van(e)tène] = la moufle

vantar [van(e)tare] = des moufles

vantarna [van(e)tarna] = les moufles

(Les gants, c’est « handske, -n, -ar, -na » ['hand(e)squé].)

24th Jan2010

Le mot de la semaine : « is »

by hibiscus

Mon souhait de la semaine dernière s’est réalisé !

Jeudi, quand j’ai pris le bateau à Slussen, l’eau était couverte de blocs de glace plus ou moins gros mais tous épais de plusieurs centimètres. Les jours précédents, l’eau ne portait plus aucun bloc de glace, les températures trop douces avaient fondre ceux de la semaine précédente.

Comme il ne faisait pas plus froid jeudi que les jours d’avant, je me demandais comment cela était arrivé. On m’a alors appris que les blocs de glace venaient de l’archipel et qu’ils avaient été poussés vers Stockholm par le vent !

J’ai bravé le vent froid pour partager avec vous cette expérience fantastique. Le bruit était presque assourdissant, mais le fait est que je tenais mon appareil-photo à l’aide de mes deux mains enfouies dans mes moufles, moufles qui ont dû boucher quelque peu le micro de l’appareil, car le résultat sur la vidéo n’est pas le même qu’en réalité.

en is [ène isse] = une glace

isen [issène] = la glace

isar [issare] = des glaces

isarna [issar(e)na] = les glaces

À ne pas confondre avec « glass, -en, -ar, -arna » [glasse] = la glace que l’on déguste en été. :-)

Ces stalactites de glace (« istapp, -en, -ar, -arna » [iss(e)tape]) se forment à la suite de la fonte des neiges sur les toits qui regèlent rapidement. Les panneaux  ”Varning för ras” préviennent du risque de chute de ces stalactites. Un conseil : Éloignez-vous dans ce cas-là du mur du bâtiment. Ces glaçons peuvent tuer… À par ça, l’hiver est magnifique ! :-)

17th Jan2010

Le mot de la semaine : « rimfrost »

by hibiscus

Je continue sur le thème hivernal. La raison en est que je suis en train de vivre le plus bel hiver de ma vie et je veux essayer de le partager avec mes lecteurs. :-)

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La semaine passée, il a fait entre -5 et -10 degrés. La végétation s’est couverte de « rimfrost » (= givre) lui donnant ainsi un aspect blanc argenté qui scintillait sous les rayons du soleil. C’était magnifique ! C’était magique ! C’était féérique !…

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Tous les jours de la semaine, j’ai fait le voyage en bateau entre Slussen et Skeppsholmen dehors simplement pour regarder et écouter le mouvement des blocs de glace qui se sont formés à la surface de l’eau. C’est une expérience inoubliable ! J’espère même que les températures vont baisser encore plus : j’aimerai voir le bateau se fendre un passage sur une sorte de banquise…

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Depuis vendredi, il fait plus doux, aux alentours de -1/0 degrés, et la gelée blanche a malheureusement fondue. Il est annoncé des températures de -5 à 0 degrés pour la semaine à venir. J’aimerais que ça redescende. Je ne veux pas que l’hiver soit déjà fini …

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« Rimfrost » est formé à partir de « frost » = le gel. En rajoutant « rim- » devant, on veut désigner ce gel formé de cristaux de glace qui se dépose sur des surfaces froides. Même le mot est poétique !

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rimfrost [rimefroste] = du givre

rimfrosten [rimeforstène] = le givre

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10th Jan2010

Le mot de la semaine : « kyla – kall »

by hibiscus

Il fait froid dans toute l’Europe, j’étais en France encore quand il y neigeait il y a quelques jours.

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En Suède, dans la région de Stockholm, nous avons de la neige depuis bien avant Noël, ce qui n’était pas arrivé depuis des années. J’étais en France quand il faisait le plus froid ici : environ – 20 degrés. Il a fait jusqu’à -30 plus au nord de la Suède, mais on n’a pas encore battu le recard de -50 d’il y a peut-être 30-40 ans. Il semblerait que cette vague de froid assez extrême soit passée, mais les météorologistes prévoit des températures négatives pour un bon bout de temps, même s’il ne fera peut-être pas aussi froid.

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Aujourd’hui, il fait -4 seulement et il neige un peu. Hier, nous avons fait une promenade sous le soleil, par -10/-12 degrés. Je ne me plains, j’aime l’hiver quand il est comme ça ! Il suffit de se couvrir plus : plusieurs couches de vêtements, c’est la seule bonne solution pour le froid. Et puis j’en profite pour dégivrer mon congélateur; tous les produits surgelés sont à l’abri du dégel sur le balcon.:-)

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« Kyla, kylan », c’est le froid. « Kall, kallt, kalla » veut dire froid.

Det är kallt. [dé(t) ère kalte] = c’est froid/il fait froid.

Jag är kall. [jâgue ère kale] = J’ai froid.

Mina händer är kalla. [mina 'hèn(e)dère ère kala] = Mes mains sont froides.

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08th Nov2009

Le mot de la semaine (dernière) : «alla helgons dag»

by hibiscus

091101_1« Alla » [ala] signifie « tous », « helgon » [´hél(e)gon(e)] saint et « dag » [dâgue] jour. Le -s final de « helgon » est la forme génitive ; comme en anglais en quelque sorte, mais sans apostrophe : il fait partie du mot. Traduit mot-à-mot, cela donne : le jour de tous les saints, soit la Toussaint, comme nous disons en français.

En Suède, c’est un jour ferié mobile qui tombe, depuis 1953, toujours un samedi, entre le 31 octobre et le 6 novembre. Le 1er novembre n’est pas férié et s’appelle « allhelgonadagen » [al´hèl(e)gonadâgène], ce qui veut dire … la même chose que « alla helgons dag ». :-) Pas de jour férié donc pour cette période-là de l’année, mais la plupart des Suédois qui travaillent dans le secteur public sont en général libres à partir de 12h/13h le vendredi précédent « alla helgons dag ».

En Suède, on fête la Toussaint en se rendant sur les tombes des défunts de la famille où on allume des bougies qui brilleront tout le week-end au moins. C’est très joli à voir, presque féérique, d’autant que la nuit tombe tôt en ce moment.

Depuis le temps que je me dis que je devrait aller faire un tour à Skogskyrkogården juste ce jour-là… Mais c’était raté pour cette année aussi. Espérons pour l’an prochain …

Je ne peux donc pas vous montrer d’images de ce cimetière mais je vous conseille d’aller faire un petit tour sur le site de Stockholm – Guide pratique de la capitale suédoise pour vous faire une petite idée. :-)

22nd Mar2009

Le mot de la semaine : « trötthet – trött »

by hibiscus

« Trötthet », c’est la fatigue, « trött », c’est l’adjectif fatigué.

De nombreux Suédois ressentent « vintertrötthet » = la fatigue de l’hiver ; d’autres, comme moi, sont « vårtrötta » = fatigués, quand le printemps fait son retour. Ce genre de fatigue est dû à la lumière du soleil. Pour ceux qui sont fatigués, voire dépriment, en hiver, c’est le manque de lumière. Tandis que pour ceux qui sont fatigués au printemps, c’est le retour de la lumière qui pose problème. Problème paradoxal car, même si je ne souffre pas des longues nuits d’hiver suédoises, j’attends souvent avec impatience le retour du printemps, et donc de la lumière. Mais quand elle revient, je suis bonne pour un coup de barre de quelques semaines.

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Petite explication scientifique simplifiée. L’organisme humain est réglé par une « horloge biologique », elle-même réglée par la lumière du soleil. Quand l’œil reçoit la lumière du soleil, un signal est envoyé à la glande pinéale du cerveau qui, elle, règle la sécrétion des hormones du stress et du sommeil. Quand il fait nuit, la sérotonine règle la production de la mélatonine, qui a un effet apaisant. Quand il fait jour, c’est le cortisol qui nous aide à rester éveillés et attentifs. Le changement de la longueur des nuits et des jours dans les pays scandinaves oblige donc l’organisme humain à s’adapter à l’automne à moins de lumière, et au printemps à plus de lumière. Il paraît que les Suédois sont exposés à 20 fois plus de lumière en été qu’en hiver, donc le changement est vraiment énorme. Les gens sont plus ou moins sensibles à ces différentes périodes d’adaptation. Je suis plus sensible à celle du printemps.

Rajoutez à cela la fatigue causée par ma fibromyalgie, et vous imaginez peut-être le résultat … Lundi et mardi dernier, par exemple, je n’avais aucune, mais alors aucune, énergie … Mercredi, ça allait un peu mieux. Jeudi et vendredi, j’avais l’impression de revivre. Mais depuis hier, je me sens de nouveau complètement claquée … Heureusement, c’est passager.

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« Trötthet » se décline comme ceci :
trötthet [treut'hète] = fatigue
tröttheten [treut'hèténe] = la fatigue

Et l’adjectif « trött » comme cela :
trött [treut] (même forme pour les mots en -en et en -et)
trötta [treuta] (forme plurielle/définie)

01st Mar2009

Le mot de la semaine : « pulka »

by hibiscus

Depuis quelque temps, je traverse un parc de Stockholm où un arbre et un lampadaire sont rembourrés de sac jaunes énormes.

Ce n’est que la semaine passée que j’ai compris à quoi cela servait. C’était la semaine des vacances de février et il avait neigé. Que demander de plus quand on est gosse ? :-) C’est un temps idéal pour faire de la luge évidemment ! Et le rembourrage de l’arbre et du lampadaire s’explique du fait qu’ils se trouvent tous les deux en fin de descente, et c’est donc tout simplement pour amortir les éventuels chocs si les gosses n’ont pas réussi à bien diriger leur luge. Même le banc était temporairement rembourré ce jour-là.

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Les gosses se lançaient sur la pente comme des tortues géantes* se laissant glisser sur le dos, les pattes en l’air, et remontaient à pieds traînant leur luge derrière eux sans se lasser: monter, glisser, re-monter, re-glisser … Le tout sous les regards attentifs de quelques mamans et papas. L’une d’entre elles avait même du chocolat chaud dans un thermos qu’elle servait dans des gobelets en plastique. Des fois, on voudrait redevenir gosse … :-)

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Une « pulka », c’est une luge. Les luges suédoises peuvent se présenter sous différentes formes : toutes rondes avec des poignées sur les côtés ou comme des coques de bateau rectangulaires, certaines sont même équipés d’un volant.

en pulka [ène pulka] = une luge
pulkan [pulkane] = la luge
pulkor [pulkaure] = des luges
pulkorna [pulkaurena] = les luges

Et faire de la luge se dit : « åka pulka » [auka pulka]:
jag åker pulka [jâgue aukeure pulka] = je fais de la luge
jag har åkt pulka [jâgue 'har aukte pulka] = j’ai fait de la luge
jag åkte pulka [jâgue aukté pulka] = je faisais de la luge
jag ska åka pulka [jâgue ska auka pulka] = je ferais de la luge

(* « jättesköldpadda, -an, -or, -orna en suédois)

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