15th Aug2009

Un nouvel automne

by hibiscus

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C’est de nouveau le 15 du mois et le sujet de la rédac d’août est : « Qu’attends-tu de cette nouvelle année de rentrée automnale ? comme te projettes-tu pour la fin de l’année dans le domaine professionnel, de loisirs, d’amitiés, d’amour, scolaire… bref comment aimerais-tu vivre en ce moment.. »

Les blogs suivants participent à la rédac’ du mois : ckankonvaou, Avec nous en Floride…, Le blog de Laetitia Beranger, Le blog d’Orchidee, D’Athènes à Montréal, En direct des iles, Zürichardie, Il était une fois dans le sud…, le Denis Blog, tranche de vie, Chocobox, good.mood, mouton.bergerie, une parisienne à Athènes, Lodi, Gazou, Sur les traces du chevalier ours, Betty looo-les cornus, Le chat qui, Sylvie, magicbus.

D’aucuns diront que c’est un peu tôt pour parler de rentrée, mais quand on a passé l’âge des vacances scolaires, on a rarement deux mois de vacances d’été. Je ne me plains pas : j’ai eu quatre semaines et cela faisait longtemps que cela m’était arrivée. Et sincèrement, j’ai l’impression d’avoir été loin du boulot pendant plus d’un mois. C’est donc que les vacances ont été bonnes et c’est avec pas mal d’entousiasme que j’attaque cette rentrée automnale.

Je retourne au travail lundi. Cela me fera plaisir de revoir mes collègues, mais surtout mon bureau si bien situé ! Reprendre le bateau tout les jours, mes promenades du déjeuner (quand le temps le permet) … Du côté professionnel, je n’ose pas me projeter après Noël, car mon contrat prend fin le 31 décembre 2009. (Je soupçonne un prolongement, mais je ne veux pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.)

Je compte reprendre sérieusement le sport, à commencer par m’inscrire à un cours de vélo en salle en groupe (« spinning » en suédois), pour retrouver la forme et la ligne. Si j’ai les moyens et le temps, je rêve toujours d’apprendre le flamenco. (Ce ne sont pas les projets qui manquent.)

Ma belle-mère, désormais à la retraite, a exprimé le désir de reprendre nos sorties théâtrales délaissées depuis quelques années. J’ai déjà commencé à inspecter les programmes des théâtres et de l’Opéra de Stockholm.

Je planifie aussi une escapade d’une semaine en Turquie pour aller saluer des amis chats et leurs maîtresse et maître. ;-) Un autre voyage est aussi prévu fin 2009-début 2010 pour rencontrer pour la première fois mon deuxième neveu. :-)

Cet un automne qui s’annonce plutôt bien, n’est-ce pas ? :-)

15th Jul2009

Dix ans

by hibiscus

Certaines dates sont plus importantes que d’autres dans la vie. Et parfois, on ressent le besoin de faire une sorte de bilan pour se rendre compte du chemin fait, prendre un peu de distance pour avoir une vue d’ensemble et relativiser les points négatifs de la vie quotidienne.

1999
Le 2 juillet 1999, j’embarquais à bord d’un avion pour Stockholm avec beaucoup de surplus en bagages (qui me coûta environ 1000 francs). Depuis le début, mon but était de m’installer en Suède. Je passai par la case « au-pair », mais ne tins que sept mois. Le plus important pour moi pendant cette période était d’apprendre le suédois et après deux cours intensifs à la Folkuniversitet (et pas mal de travail personnel), j’avais acquis le niveau requis pour ne pas passer par la case « SFI » (« Svenska för invandrare » = Suédois pour étrangers).

2000
Je déménageais chez mes « beaux-parents » et continuais à suivre des cours de suédois, mais au niveau « Komvux ». À l’automme, je commençais à enseigner le français à des adultes à ABF. J’étais très étonnée d’avoir obtenu ce travail (quelques heures par semaines) et juste avant le premier cours, j’avais un trac énorme et je me demandais dans quel bateau je m’étais embarquée… Mes élèves étaient heureusement gentils et tout c’est tellement bien passé qu’ils ont suivi mes cours pendant plusieurs années.

2001
Après avoir suivi aussi des cours d’anglais, d’histoire et de psychologie à Konvux, je pouvais m’inscrire à l’université de Stockholm, à la rentrée de l’automne, pour le premier semestre du programme des Sciences culturelles. Je commençais aussi à enseigner le français à Folkuniversitet.

2002
Je repris mes études en histoire de l’art : j’avais râté ma troisième année de l’École du Louvre en 1999 car j’avais plus la tête en Suède que dans mes bouquins d’art, et outre les cours d’histoire de l’art en suédois – domaine dans lequel j’étais complètement ignorante – je dus tout repasser depuis le baroque jusqu’à l’art d’aujourd’hui. Mais le niveau étant moins ambitieux qu’à l’École du Louvre, je m’en sortis très bien.

2003
Pendant le week-end de Pâques, je déménageais avec mon « sambo » dans notre appartement. Quand j’avais emménagé chez ses parents, je croyais que c’était pour un ou deux mois et que j’allais rapidement trouver un logement de location. Ceux qui ont vécu à Stockholm comprennent à quel point je m’étais leurrée… Ce n’est donc que trois ans plus tard que nous pouvions acheter l’appartement dans lequel nous vivons encore aujourd’hui.
Cette année-là, j’obtins mon premier job d’été en tant que guide au château de Gripsholm. Là aussi, j’étais étonnée d’avoir était embauchée, mais mes compétences en français avaient sûrement fait pencher la balance du bon côté. Personnellement, ce boulot me permit de mieux connaître l’histoire des rois et des reines de Suède, car le parcours du château de Gripsholm retrace toute la période depuis Gustave Vasa.
À l’automne, je m’inscrivais en polonais à la fac de Stockholm.

2004
Deuxième semestre de polonais, puis premier semestre d’archivistique à la fac de Stockholm. Comme si je n’étais pas assez occupée par mes études et mes cours de français pour adultes et adolescents dans les écoles, je m’inscrivis aussi en français dans le but d’étudier ma langue maternelle d’un autre point de vue.
Au cours de l’été, je travaillais comme guide au château de Drottningholm, nettement plus proche de notre domicile que celui de Gripsholm. Certains soirs, si mes collègues et moi n’étions pas pressées de rentrer, nous prenions le bateau jusqu’à Stockholm – un peu de vacances tous les jours ! Nombre de mes amies actuelles datent de cette époque-là. À Drottningholm, j’approfondis mes connaissances en histoire suédoise du XVIIIème siècle.

2005
J’achèvai mes études d’archivistique en juin. Pour la première fois de ma vie, je fus mise en congé-maladie pour surmenage : la cause en était, non pas mes études, mais un emploi comme remplaçante de français dans une « friskola » (école libre) au nord de Stockholm. (Je crois que c’est cet évènement-là qui est la cause de ma fibromyalgie actuelle, même si au départ il ne s’agissait « que » d’une épicondylite et d’un surplus de stress et d’angoisse.)
Je réappris à vivre au cours de l’été lorsque j’entamais une deuxième saison au château de Drottningholm et au pavillon chinois situé plus loin dans le parc de château. Dès que j’étais libre, j’envoyais des CV pour décrocher mon premier emploi à plein-temps en tant qu’archiviste fraîchement diplômée. Grâce à une candidature spontanée, j’obtins en emploi de six mois à la mairie de Sigtuna.
(Avant l’été, j’avais démissionné de mes cours de français pour adultes – et dis au revoir à « mes » élèves – car je savais que je n’aurais plus le temps de les tenir dans le cas où j’obtiendrais un boulot à plein-temps.)

2006
Au printemps, je changeais d’employeur: j’avais visiblement fait bonne figure lorsque j’étais guide à Gripsholm, car le Nationalmuseum, qui embauche les guides de ce château, m’offrait un emploi de sept mois. Dans la foulée, je postulais pour un poste d’archiviste en CDD au Moderna museet, que j’obtins et je changeais de musée en novembre.

2007
Mon contrat au Moderna museet se prolongea plusieurs fois grâce à des subventions de l’État. Ce boulot m’allait comme un gant : formée en histoire de l’art et en archivistique, j’avais toujours rêvée d’être archiviste dans un musée, et dans ce cas précis, je crois vraiment que c’était une des chances de ma vie : organiser et inventorier les archives personnelles du premier chef du Moderna museet, Pontus Hultén ! Le fait que je parle français n’était pas à négliger non plus dans ce contexte-là. Après l’histoire suédoise, je me plongeais maintenant dans une période bien particulière de l’histoire muséale suédoise (puis dans l’histoire des musées d’art moderne au fur et à mesure de la carrière de Pontus Hultén).

2008
Mon contrat au Moderna museet s’achevait fin septembre, non pas par manque de travail (il reste quelques cartons d’archives à organiser), mais par manque d’argent. Mais le Nationalmuseum me contactais de nouveau pour un CDD de trois mois d’abord.
En août, mon « sambo » et moi fêtions nos dix ans ensemble avec un week-end à Prague.

2009
Le Nationalmuseum continue à m’embaucher pour d’autre tâches jusqu’à la fin de l’année au moins : 50 % pour administrer les dépositions d’oeuvres d’art dans les services publics suédois, 50 % en tant qu’assistante pour une exposition internationale qui ouvrira en septembre 2010. (C’est pour cela que je crois que j’aurais du travail jusque là ;-) ).
Le 4 juillet dernier, je fêtais mes 10 ans en Suède en invitant mes amis, suédois et français, à un grand pique-nique commun dans le parc du château de Tyresö. L’orage menaçait au loin mais à su se retenir de manière à ce qu’on puisse finir de manger avant de devoir tout remballer.

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Ce bilan de mes dix premières années en Suède est ma participation à la rédac’ du mois de juillet, dont le sujet est libre, puisque ce sont les vacances. Le sujet de la rédac’ d’août ne sera pas aussi libre mais assez large quand même et se tournera vers l’avenir. Ça tombe bien, après ce coup d’oeil en arrière. :-) Faites un tour chez mes co-blogueurs : ckankonvaou, Avec nous en Floride…, Le blog de Laetitia Beranger, Le blog d’Orchidee, D’Athènes à Montréal, En direct des iles, Zürichardie, Il était une fois dans le sud…, le Denis Blog, tranche de vie, Chocobox, good.mood, mouton.bergerie, une parisienne à Athènes, Lodi, Gazou, Sur les traces du chevalier ours, Betty looo-les cornus, Le chat qui, Sylvie, magicbus.

Même si je suis bientôt en vacances, je compte mettre à jour le blog au moins une fois par semaine, donc n’hésitez pas à revenir d’ici la prochaine rédac !

15th Jun2009

10 mots

by hibiscus

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La rédac’ du mois de juin prend une forme un peu différente des précédentes. L’enjeu cette fois-ci est de placer 10 mots donnés dans un récit. Se joignent à moi ce mois-ci : ckankonvaou, Avec nous en Floride…, Le blog de Laetitia Beranger, Le blog d’Orchidee, D’Athènes à Montréal, En direct des iles, Zürichardie, Il était une fois dans le sud…, le Denis Blog, tranche de vie, Chocobox, good.mood, mouton.bergerie, une parisienne à Athènes, Lodi, Gazou, Sur les traces du chevalier ours, Betty looo-les cornus, Le chat qui, Sylvie, magicbus.

Elle descend du train, une valise à la main. Il l’attend sur le quai et se précipite à son arrivée pour la serrer dans ses bras. Après un rapide passage par son appartement, ils se dirigent tous deux vers le musée des beaux-arts et y passent quelques heures à admirer des tableaux d’époques différentes. L’un deux représente une pipe et les laisse un peu perplexe. Sur le chemin du retour, ils dînent au restaurant. Puis rentrent chez eux. Il allume la télévision et regarde une émission sur les animaux en Afrique. Elle choisit un livre dans la bibliothèque et s’installe confortablement dans un fauteuil. Plus tard dans la soirée, elle se lève pour aller chercher une couverture dans un placard; elle frissonne un peu, il est bientôt l’heure d’aller se coucher. Mais il n’y a pas urgence. Elle contemple la nuit qui tombe peu à peu et savoure ces minutes de quiétude. Ces moments-là sont idéaux pour elle. Elle apprécie le calme de l’appartement de son père où elle revient à chaque vacances. La vie à l’internat pour les sourds-muets n’est, mine de rien, pas toujours de tout repos.

15th Maj2009

Pourquoi écris-je ?

by hibiscus

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C’est le 15 du mois et donc la rédac’ du mois. Le sujet est énoncé dans le titre. Cette question, je crois que toute personne s’adonnant à l’écriture se l’est posée un jour ou l’autre. Je vais commencer à y répondre d’une manière très banale : J’ai toujours aimé écrire. Dans les deux sens du terme. J’entends par là l’acte physique – tenir un stylo et coucher des mots sur du papier ou aujourd’hui utiliser un clavier et un ordinateur – mais aussi l’acte intellectuel. « Intellectuel » est bien grand mot, surtout quand je pense aux premières choses que j’ai écrites, mais quel autre mot utiliser ?

Cela commence bien sûr à l’école où j’ai toujours pris du plaisir à m’appliquer à écrire mes dictées, mes rédactions, les poèmes à apprendre, les leçons etc … Au collège et au lycée, je mettais toujours mes notes au propre. Cela prenait du temps évidemment (surtout quand je recommençais une page car je refusais la moindre rature …), mais cela faisait aussi partie de mon processus d’apprentissage.

Adolescente, j’ai commencé à écrire un journal intime, comme bon nombre d’adolescents, je suppose. Rien de transcendant ; cela tournait énormément autour de mes relations avec mes copines de l’époque, des intrigues, des observations, des réflexions qui se voulaient philosophiques …

Peu à peu, cela s’est développé en une sorte de besoin de documenter ma vie, mon quotidien. Si je partais en voyage, j’écrivais presque tout en détail. Je conservais les billets d’avion, les tickets d’entrée et toutes ces petites choses qu’on accumule dans un sac à main. À terme, mon idée était d’illustrer mes journaux de ses « souvenirs » et des photos que je ne manquais pas de prendre. C’est resté au stade de l’idée. Un jour peut-être, quand je serais à la retraite, je me mettrais à la tâche … si je ne trouve pas alors que mes écrits de jeunesse sont beaucoup trop mièvres et totalement inintéressants.

Aujourd’hui encore, je tiens un journal intime, qui n’a en fait rien de vraiment intime. J’y raconte chaque soir les évènements de la journée de façon très sommaire. J’y exprime rarement des sentiments. Je note aussi la météo, la température (et mon poids …) de chaque journée. J’aime revenir en arrière de temps en temps et relire ce que je faisais il y a quelques années à la même époque.

Et puis, il y a bien sûr le blog. Sincèrement, même si j’étais restée en France, je crois que j’aurais créé un blog. Je n’ai absolument aucune idée de ce que je serais devenue si j’avais fait ma vie en France, mais je crois que j’aurai trouvé un sujet intéressant sur lequel écrire. Oui, car je crois que ce que j’écris sur ce blog est intéressant. ;-) Mon journal intime n’est intéressant que pour moi, mais pour publier des articles sur un blog, sur la toile, il faut croire que quelques personnes sont intéressées, sinon je n’y vois pas d’intérêt. Mon journal intime est pour moi-même, pour garder le souvenir des années qui passent, mais mon blog est une preuve évidente de volonté de communiquer ce que j’observe autour de moi.

Pour finir, écrire mon blog en français est une bonne occasion pour moi de continuer à pratiquer ma langue maternelle étant donné que je vis et travaille dans un milieu à majorité suédois. Cela ne me manque pas de ne pas parler français 24h/24, mais je crois que c’est important pour moi de garder un certain contact avec ma première langue.

Bon, assez parler de moi. Je veux – et sûrement vous aussi, mes chers lecteurs – lire les avis de mes co-blogueurs. Voici les liens : ckankonvaou, Avec nous en Floride…, Le blog de Laetitia Beranger, Le blog d’Orchidee, D’Athènes à Montréal, En direct des iles, Zürichardie, Il était une fois dans le sud…, le Denis Blog, tranche de vie, Chocobox, good.mood, mouton.bergerie, une parisienne à Athènes, Lodi, Gazou, Sur les traces du chevalier ours, Betty looo-les cornus, Le chat qui, Sylvie. Bonne lecture ! :-)

15th Apr2009

Rebelle, moi ?

by hibiscus

Des fois, je me dis que je suis devenue plus Suédoise que les Suédois. Ou alors, j’avais un penchant suédois avant de quitter la France.

Quand il y a la queue à l’arrêt de bus, je me place au bout de la queue et je m’énerve, dans mon for intérieur, à chaque fois que des gens plein de culot dépassent tout le monde pour se mettre au début de la queue. Comme pas mal de Suédois, je ne dis rien. Je ne dis plus rien depuis le jour où j’ai été traitée de « jävla käring » [yèvla chèring] (= espèce de commère) par deux filles à qui j’avais fait remarquer que la queue « était là-bas ». Rebelle, moi ?

D’accord, j’ai pris du poids en ce début d’année 2009, mais c’est quand même depuis l’an dernier qu’on m’a demandé plusieurs fois si j’étais enceinte. La première fois, je me suis fait répéter la question tellement j’avais du mal à comprendre ce qu’on me demandait. Au début, on rigole doucement et on répond « non, non, pas du tout ». Au bout d’un moment, c’est lassant. Quand une de mes collègues m’a sorti : « Ah pardon, je croyais. C’est que tu avais l’air un peu l’étroit dans ta jupe » avec un grand sourire, j’ai vraiment regretté de ne pas savoir maîtriser l’art de la répartie. Et la dernière fois qu’on m’a posé la question, j’ai tout simplement répondu « non ». J’avais envie de dire : « Dis tout de suite que je suis grosse », mais non, je suis rester polie, je ne voulais pas blesser mon interlocutrice. Rebelle, moi ?

En ce moment au boulot, une grande part des réunions d’équipe a été donné à l’organisation de notre changement de locaux, en juin prochain. Qui aura son bureau où ? Qui accepte d’être en open space ? Quels nouveaux meubles acheter ? Quand deux de mes collègues commencent à se disputer car l’un à un bureau de 3m2 de plus que l’autre, je me demande vraiment où j’ai atterri. La soixantaine tous les deux, et ils n’ont pas mieux à discuter. Je pensais : « non, mais quels enfantillages, j’y crois pas ! ». Mais je n’ai rien dit… Rebelle, moi ?

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Qu’en pensez-vous ? Et que pensez-vous des mes co-blogueurs, sont-ils plus rebelles que moi ? C’est le sujet de la rédac de ce mois-ci :ckankonvaou, Avec nous en Floride…, Le blog de Laetitia Beranger, Le blog d’Orchidee, D’Athènes à Montréal, En direct des iles, Zürichardie, Il était une fois dans le sud…, le Denis Blog, tranche de vie, Chocobox, good.mood, mouton.bergerie, une parisienne à Athènes, Lodi, Gazou, Sur les traces du chevalier ours, Betty looo-les cornus, Le chat qui, Sylvie

15th Mar2009

La madeleine d’hibiscus

by hibiscus

Je suis au Saturnus avec une amie enceinte. Je me propose de lui passer sa commande pour qu’elle puisse se reposer – un ventre avec un bébé dedans, ça a l’air de peser pas mal… Je me présente au comptoir et lui commande une boisson fraîche et un kanelbulle géant. En attendant mon tour, mon regard tombe sur des croissants aux amandes. En moins d’une seconde, sans même y avoir goûté, je suis à Cannes, une quinzaine d’années en arrière, dans la cuisine de mon arrière-grand-mère, au troisième étage sans ascenseur, avec un croissant aux amandes dans un sac en papier tâché de gras. J’avais développé une grosse faiblesse pour les croissants aux amandes quelques années plus tôt, et à chaque fois que je venais rendre visite à mon arrière-grand-mère, elle m’en achetait un pour mon goûter.

Au bout d’un moment, j’en avais trop mangé, jusqu’à l’écœurement, et je les finissais toujours avec difficulté, mais je n’osais jamais dire à mon arrière-grand-mère que je ne les trouvais plus aussi bons qu’auparavant. Elle voulait me faire plaisir. Je lui rendais visite une ou deux fois dans l’année. Je ne mangeais plus de croissants aux amandes, à part quand j’étais chez elle. Je ne voulais pas lui ôter ce plaisir de me gâter…

J’avais beaucoup d’admiration et de respect pour mon arrière-grand-mère. Elle était têtue, mais je crois que c’est, en partie, ce qui lui a permis de vivre une longue vie et de connaître la joie d’avoir huit arrières-petits-enfants. Elle avait toujours était petite, et dans les derrières années, elle était devenue un peu courbée, donc encore plus petite. Mais elle descendait tous les jours ses trois étages pour aller faire ses courses, papoter avec les commerçants du quartier ou ses voisines de la villa d’à côté, des amies de longue date, qui avait connu mon père tout petit. Elle refusait de déménager dans une maison de retraite, « où il n’y avait que des vieux qui passaient leur temps à se plaindre », bien qu’elle ait eu un jour mis le feu à sa cuisine. Couturière de profession, elle avait une garde-robe faite maison avec des « tissus de qualité » (contrairement à ceux d’aujourd’hui). Quand nous avons eu nos premières poupées Barbie, elle s’est empressée, à notre demande, de leur coudre des robes de princesses en quantité, dont nous étions très fières puisqu’aucune de nos copines ne pouvaient nous concurrencer dans ce domaine. C’était elle qui avait cousu la robe d’honneur que je portais pour le mariage de mon oncle. C’était elle qui avait des cartons et des cartons de chutes de tissus et de restes de pelotes dans ses armoires ; elle ne pouvait jamais se résoudre à les jeter, « cela pouvait toujours être utile » … J’ai encore quelques pelotes d’elle.

Elle était imbattable aux petits chevaux et au scrabble. Elle faisait des mots croisés tous les jours et se divertissait devant les Feux de l’amour. Passés 90 ans, elle continuait à bouillir sa lessive à la main et se contentait de son frigo minuscule acheté dans les années … je ne sais même pas de quand il datait. Mais je suis sûre que les frigos modernes ne survivent plus aussi longtemps … Dans sa cuisine minuscule et avec un minimum d’ustensiles, elle pouvait préparer des repas de Noël pour plus de dix personnes. Elle ne pensait jamais à s’asseoir, elle faisait constamment l’aller-retour cuisine-salle à manger-cuisine jusqu’à ce que quelqu’un finalement lui ordonne de prendre une chaise et de manger un peu. Elle avait un appétit de moineau, mais elle refusait que ses invités prennent de petites portions. Il lui arrivait bien souvent de faire à manger pour dix quand nous étions seulement cinq autour de la table, et elle ne tolérait aucun reste.

Je n’oublierais jamais sa bûche aux marrons et au rhum (bien meilleure que celle sans rhum, car elle en avait fait une sans rhum pour les enfants) ! Depuis, j’ai trouvé plusieurs recettes de bûches aux marrons et au rhum, mais j’ai peur qu’elles ne correspondent pas à celle de mon arrière-grand-mère et je ne veux en aucun cas anéantir ce souvenir avec un dessert médiocre. Le jour où je lui ai demandé sa recette de tarte à la myrtille, j’ai eu pour réponse : « Oh, tu sais, moi je fais au pifomètre, et j’étale même pas la pâte au rouleau ! » J’ai appliqué le conseil d’étaler la pâte directement dans le plat, à la main (même si j’ai réussi quelque fois à l’étaler au rouleau et à la déposer dans le plat sans la déchirer), mais pour ce qui est de sa tarte aux myrtilles – qu’on ramassait l’été sur les hauteurs de Peïra-Cava – je me contente, comme pour la bûche aux marrons, du souvenir que mes papilles en garde depuis ces années de mon enfance.

De même que je préfère garder le souvenir du goût des croissants aux amandes, plutôt que de céder à la tentation d’en acheter un que je serais incapable de finir. Au Saturnus, je commande finalement un mini-semla, une part de tarte au citron et une tasse de thé.

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15th Feb2009

Le jour où je suis devenue invisible

by hibiscus

Pendant deux jours, j’ai préparé cette fête traditionelle suédoise. J’ai fait les courses et le ménage, j’ai préparé un buffet froid : du salé et du sucré, du salé-sucré, j’ai fait cuire le vin rouge avec les épices, j’ai décoré l’appartement pour lui donner un air un peu plus festif… Et juste au moment où les invités commencent à arriver, je deviens invisible ! Mon conjoint, croyant que je me suis éclipsée pour me refaire une beauté, les accueille les uns après les autres. Je vois les manteaux s’entasser sur le meuble de l’entrée, les chaussures s’aligner devant la porte et les gens peu à peu se disperser dans la cuisine et le salon.

Comme je ne réapparais point, mon conjoint donne le feu vert pour attaquer le buffet. Quelques voix s’extasient devant la quantité, d’autres s’interrogent sur le contenu de certaines assiettes, puis les langues se délient après quelques tasses de vin chaud. Une amie enceinte est touchée que j’aie pensé à une alternative sans alcool.

Tous les invités ne se connaissent pas, mais les sujets de discussion ne tarissent pas. Comment ils m’ont rencontrée, par exemple : les uns à la fac, les autres au boulot, d’autres encore au cours de rencontres entre Français.

Je me glisse discrètement et silencieusement de groupe en groupe. La curiosité est un vilain défaut et je risque d’entendre des choses qui m’étonneront ou me blesseront, mais je ne peux résister à la tentation.

Entre les bouchées, on se félicite de ma cuisine, mais on ne s’étonne pas non plus que j’ai pris du poids ces derniers temps. Une mauvaise langue raconte même qu’il croyait un moment que j’étais enceinte …

Une ancienne collègue regrette de ne plus avoir ma compagnie au travail mais se réjouit que je me plaise à mon nouveau travail où je peux faire preuve d’autres compétences et toujours tirer profit de mon bilinguisme. « D’ailleurs, vous trouvez pas qu’elle a un petit accent bizarre quand elle parle français ? »… « Peut-être, mais son accent français quand elle parle suédois est tellement charmant ! » … Il y en a encore qui s’étonnent que je parle couramment suédois. Mon conjoint intervient et fait remarquer que c’est tout à fait normal : 9 ans en Suède à fréquenter beaucoup de Suédois, je n’ai autrement dit aucun mérite.

« Tiens, raconte-nous comment vous vous êtes rencontrés ! C’était à Paris, j’imagine », demande quelqu’un qui n’a encore jamais entendu l’histoire. Et mon conjoint de démentir et de raconter mes difficiles débuts de conversation en anglais avec un accent français à couper au couteau, ma timidité, mes lettres de plusieurs pages qui lui donnait une telle angoisse quand il s’attelait à la tâche d’y répondre … Quelqu’un trouve que c’est romantique que j’ai fait l’effort de venir en Suède ; mon conjoint rétorque que c’est tout de ma faute : je l’ai devancé, il avait pensé venir s’installer en France. Mais, à la réflexion, il valait peut-être mieux que j’apprenne le suédois que lui le français, cette langue qui ne se prononce pas comme elle s’écrit !

« Mais elle a bien quelques défauts quand même, non ? » … Oh que oui !… Même si elle a appris à moins râler là-dessus, elle est assez exigeante pour ce qui est du ménage et de la vaisselle. Surtout, elle a horreur d’être en retard ! Elle stresse si on rate un bus alors qu’il y en a un autre dans dix minutes. Elle est organisée, mais des fois, trop, c’est trop ! Lever à telle heure, les courses à telle heure, telle émission à la télé à telle heure etc … Et son blog ! Qu’est-ce qu’elle y passe du temps, des fois ! « Qu’est-ce qu’elle y raconte sur son blog d’ailleurs ? Il est en français, je peux pas le lire », achève mon conjoint.

Les lecteurs présents parmi les invités racontent les tranches de vie dont je fais part sous différents aspects, que je suis assez irrégulière dans mon écriture : une fois par semaine pendant de longues périodes, plus intensivement pendant des périodes plus courtes. L’un raconte qu’on tombe sur mon blog en googlant « hibiscus » et « nourriture ». Tous rigolent ! Un autre se moque gentiment de mes récits de soirées-tricot. Un autre encore trouve que suis parfois un peu trop informative, voire encyclopédique, sur certains articles.

« Et au travail, elle est comment ? » Ambitieuse, au sens suédois du terme, effective, appliquée. Naïve parfois quand elle s’étonne de certaines pratiques, mais aussi perspicace à d’autres moments. Dans les moments de détente, elle est toujours sympa, même si elle est fatiguée. Au cours des pauses-déjeuners, on peut aborder toutes sortes de sujets : actualité, littérature, films, recettes …

« Et en tant que Française ? » Elle n’est plus vraiment Française … Déjà, elle a un accent suédois. Ensuite, elle critique pas mal la France, affirme toujours qu’elle se plait mieux en Suède même si elle reconnaît que tout n’y est pas mieux qu’en France. Mais elle sait encore râler comme une Française !

N’empêche, c’est quand même pratique de connaître quelqu’un qui a vécu si longtemps en Suède : on est pratiquement toujours sûr d’obtenir une réponse quand on lui pose une question. Elle aime bien aider ses compatriotes même si elle trouve parfois qu’ils devraient faire un peu d’efforts pour trouver eux-mêmes une information facile à trouver.

« Bon, c’est pas tout ça, mais il commence à se faire tard… Dommage qu’on ne l’ai pas vue. Il était vraiment bon ce buffet ! »

 

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Ce que vous venez de lire est ma participation à la rédac du mois de février. Le sujet est : VOUS. Que disent vos amis, ennemis ou connaissances quand ils parlent de vous croyant que vous n’entendez pas ? Exercice pas évident, qui révèle ce qu’on croit et/ou espère que les autres pensent de nous. Allez lire ce que mes co-blogueurs croient que les autres pensent d’eux : ckankonvaou, Avec nous en Floride…, Le blog de Laetitia Beranger, Le blog d’Orchidee, D’Athènes à Montréal, En direct des iles, Zürichardie, Il était une fois dans le sud…, le Denis Blog, tranche de vie, Chocobox, good.mood, mouton.bergerie, une parisienne à Athènes, Gazou, Sur les traces du chevalier ours, Betty looo-les cornus et Le chat qui.

15th Jan2009

Remous

by hibiscus

C’est court, un seul mot, mais très efficace. Parce que c’est là que votre cerveau commence à faire des associations, des associations beaucoup plus libre que quand on vous demande de faire le récit de vos dernières vacances à la mer.

Au début, « remous » … je pensais que c’était négatif, pessimiste. Mais pas longtemps. Mes neurones ont rapidement changé de connexion et tout est devenu d’un coup positif et optimiste et ensoleillé et clair et beau ! Presque un compte de fées…

Non mais, sérieusement, pourquoi le mot « remous » aurait une connotation négative ? Ou : pourquoi préfère-je une connotation positive ? Là, maintenant, à ce moment-là de ma vie ? Peut-être tout simplement parce que je suis confiante en l’avenir. Je suis de nature plutôt optimiste, mais ça n’empêche pas parfois d’avoir ses mauvais jours ou ses périodes grises. Mais là, en ce moment, je suis dans une période optimiste de me vie, une période avec un peu de remous.

Souvent, on perçoit les changements avec un peu d’appréhension : la peur du nouveau, de devoir changer ses bonnes vieilles habitudes. Mais sincèrement, en ce moment, le remous de ma vie me plait. Peut-être avais-je besoin de changement ?

Le changement le plus marquant est au niveau professionnel. Je travaille toujours au Nationalmuseum, mais depuis 01/01/09, j’ai changé d’équipe, donc de tâches de travail, donc de collègues (même si je fréquente toujours les anciens). J’ai gagné au change, je trouve. Pas au niveau des collègues, non, ce serait méchant de dire ça. J’ai gagné au change, car j’ai maintenant un vrai bureau, avec plein de vieux dossiers et de classeurs partout. Une vrai table de bureau, plus grande, plus longue, en angle et en plus réglable en hauteur. Une meilleure chaise de bureau avec un dossier qui dépasse ma tête (quand je suis assise) et un petit coussin pour décontracter le cou quand on a besoin. J’ai une boîte à mail qui reçoit plus de mails qu’avant. Je reçois du courrier interne et bientôt sûrement du courrier de l’extérieur. Tout de suite, je me sens un peu plus importante. Non pas que le travail que je faisais auparavant n’était pas importante, mais c’était assez solitaire. Maintenant, il faut que je prenne contact avec des tas de gens. Parfois, je vous l’avoue, ça me fait un peu peur quand même … Mais une demie-seconde seulement : pourquoi n’y arriverais-je pas ? Évidemment, j’ai beaucoup à apprendre au début, je suis dans un période de transition où je ne suis pas toujours certaine à 100 % de ce que je fais, mais dans le pire des cas, je compte sur mes collègues pour me jeter une bouée.

L’année 2009 sera l’année du changement, je crois. Nous allons changer de locaux au courant de l’été ou de l’automne et emménager dans un bâtiment sur Skeppsholmen, l’île bien sympa où j’ai déjà passé 2 ans quand je travaillais au Moderna. J’aime beaucoup cette île. C’est un peu comme une oasis en plein centre-ville ! On s’éloigne des boutiques et des restaurants, mais on se rapproche du musée et le cadre est vraiment agréable : je vais pouvoir reprendre mes promenades digestives.

Les prochaines années seront aussi des années de changement pour le Nationalmuseum puisqu’il est prévu une rénovation qui débutera en 2011 et s’étendra sur quelques années. Mon contrat au musée s’achève fin 2009, donc je ne veux pas anticiper sur les événements, mais j’espère quand même avoir une possibilité de prolongation ou, encore mieux, une proposition de CDI, parce que j’ai vraiment envie de vivre cette période de changement et de renouveau. Car pour moi, cette rénovation est une occasion de renouveau, de repenser les activités du musée, d’ouvrir de nouvelles perspectives. Certains de mes collègues sont inquiets à l’idée de ces travaux. Moi, aucunement. Mais c’est peut-être parce que j’apprécie le remous actuellement, alors que mes collègues préfèrent la tranquilité. Nous ne sommes pas en phase tout simplement. En tout cas, je me sens très en phase avec moi-même en ce moment, donc je souhaite la bienvenue au remous !

 

Logo La Rédac du mois

Qu’en disent mes co-blogueurs ? Et oui c’était la rédac’ du mois. Allez lire leurs avis : ckankonvaou, Avec nous en Floride…, Le blog de Laetitia Beranger, Le blog d’Orchidee, D’Athènes à Montréal, En direct des iles, Zürichardie, Il était une fois dans le sud…, le Denis Blog, tranche de vie, Chocobox, good.mood, mouton.bergerie, une parisienne à Athènes, Lodi, Gazou, Sur les traces du chevalier ours, Betty looo-les cornus sans oublier Le Chat qui !

15th Nov2008

Si la rédac’ du mois n’existait pas, je…

by hibiscus

Si la rédac’ du mois n’existait pas, je…
Raconter la suite en parlant de vos vies (réelle et bloguesque) si la rédac du mois n’existait pas. (c’est le moment de dire tout ce que vous en pensez… on ne sait jamais ce pourrait être la dernière rédac du mois…)

La dernière phrase m’inquiète un peu … Je ne souhaite pas que ce projet réunissant trente à quarante blogs tous les mois autour d’un sujet commun, mais toujours si différemment traité, s’achève… L’éventuelle disparation de la rédac’ du mois ne m’empêcherait pas de continuer à écrire pour mon blog. Les sujets de la rédac’ du mois ne sont pas ma seule source d’inspiration – parfois même certains sujets ne m’inspirent pas, mais j’aime à me plier à l’exercice. C’est un peu comme un défi en sorte : écrire, quelque soit le sujet.

J’ai toujours aimé écrire : les rédactions à l’école, un journal intime depuis mon adolescence et encore aujourd’hui (même si la forme a évoluée), des lettres autrefois, aujourd’hui des mails, et mon blog, où je raconte ma petite vie. Cela peut paraître égocentrique, mais j’ai, pour une raison que j’ignore, un besoin de communiquer ce que je vis, ce que je ressens, ce que je pense. Et Internet est dans cette perspective un outil extraordinaire. Lise qui veut, commente qui veut. Ceux qui ne trouvent aucun intérêt à mon blog tournent sûrement la page, chacun est libre de faire comme il veut. J’aime aussi l’interactivité du blog que procurent les commentaires. J’y récolte quelques compliments qui font toujours plaisir, ;-) mais, pour moi, le but premier des commentaires est de communiquer avec mes lecteurs et de discuter mes opinions. Parfois même d’aiguiser certains arguments.

Un blog permet un nouveau type de relations, à la fois virtuelles et réelles, car parfois, on rencontre d’autres blogueurs, et c’est toujours un moment privilégié. On a appris à se connaître par le biais de nos textes, de nos idées, de notre style d’écriture. Cela ne correspond pas toujours à la réalité de la personne en question, mais cela consiste néanmoins une partie de chaque personnalité. Écrire un blog, lire ceux des autres, les commenter, c’est faire partie d’une communauté. Du fait que je suis une Française vivant à l’étranger, le sujet de mon blog m’a conduit à « fréquenter » d’autres blogs de gens dans ma situation : Français de Suède ou d’ailleurs. Notre expatriation, toute volontaire pour ma part, c’est ce qui nous rapproche.

Participer à la rédac’ du mois, c’est aussi faire partie d’une communauté. La plupart des participants à la rédac’ du mois vivant aussi à l’étranger, nous nous reconnaissons dans les expériences des uns et des autres, dans notre approche de différentes cultures, nous nous comprenons dans le vécu de certains moments, en même temps que nous pouvons comparer nos expériences entre elles, d’un pays étranger à l’autre, ou par rapport à la France.

Quand j’ai commencé à écrire ce blog, c’était surtout pour communiquer avec ma famille et mes amis habitant en France. Mon cercle de lecteurs s’est peu à peu agrandi. Et avec le temps, j’ai compris que c’était aussi un moyen de rester en contact avec ma langue maternelle. J’ai le privilège de pratiquer couramment deux langues, mais vivant et travaillant dans un milieu pratiquement totalement suédois, j’ai sûrement à un moment donné ressenti un besoin inconscient de ne pas perdre ma langue maternelle. La rédac’ du mois est donc en soi, au plus haut grade, une manière de continuer à pratiquer et à développer ma langue maternelle.

Donc, si la rédac’ du mois n’existait pas, j’aurais une occasion de moins de m’exprimer. Si la rédac’ du mois n’existait pas, j’en apprendrais moins sur différentes cultures. Si la rédac’ du mois n’existait pas, je ne lirais plus tous les 15 du mois ce que les autres rédacteurs ont à dire sur le même sujet. Je me sentirais un peu seule, je crois. Non pas parce que je perdrais une partie de mes lecteurs, mais parce que je perdrais ce sentiment d’appartenance à un groupe, une communauté.

Je suis pratiquement sûre que les autres rédacteurs pensent la même chose. Jugez-en par vous-même en cliquant sur les liens suivants : Laurent, Olivier, NoeliaBergere, Bertrand, JvHAnneLooange, Jo Ann v,  Julie70, Gazou, BlogBalso, Lydie, Optensia, Joël, Linda, Denis, Julie, Ckankonvaou, Lodi, Mariuccia, Brigetoun, Renée, Mouton, Agnes, MissBrownie, Karmichette, Rikard, Pivoine Merlin, Adelaide, Orchidee,  Virginie et A-So.

Commentaires
… malheureusement, il semble bien que ce soit la dernière, à moins que quelqu’un ne prenne la relève de Laurent. Moi aussi, je regretterais beaucoup sa disparition, pour tout le plaisir que j’ai à lire ce que disent les autres participants, en plus de celui d’écrire ma version du thème du mois.
Commentaire n° 1 posté par Renee le 15/11/2008 à 12h12

Quel dommage … :-(
Réponse de hibiscus le 15/11/2008 à 14h40

Avec des si, le monde serait si différent… S’il n’y avait pas de grèves à Air-France, s’il faisait beau, s’il ….
Mais si ce blog était inintéressant, je ne laisserai pas des commentaires qui eux, sont aussi profonds qu’un étang presque à sec..
Par contre, maintenant, tu es un star et donc on attend avec impatience la suite. Nous sommes de pauvres de renards qui attendent qu’un camembert président tombe du ciel…
Commentaire n° 2 posté par Pascal le 15/11/2008 à 12h23

Je ne savais pas que mon blog causait une ”addiction” chez mes lecteurs ! :-)
Réponse de hibiscus le 15/11/2008 à 14h41

Je suis bien d’accord avec toi, depuis le journal intime jusqu’à me sentir un peu seule.
Commentaire n° 3 posté par Lodi le 15/11/2008 à 12h39

Je suppose que  c’est un peu commun chez la plupart des blogueurs, le besoin d’écrire.
Réponse de hibiscus le 15/11/2008 à 14h42

La rédac’ du mois a permis de connaître d’autres bloggeurs pour ma part :)

Mais c’est vrai, on pouvait lire sur différentes cultures aussi. C’était vraiment intéressant et connaître le mondre imaginaire de certains.
Commentaire n° 4 posté par Looange le 15/11/2008 à 14h17

Oui bien sûr, la rédac’ du mois a aussi élargie ma blogosphère, même si je ne lis pas tous les blogs de la rédac’ quotidiennement.
Réponse de hibiscus le 15/11/2008 à 14h43

Je n’ai que récemment remarqué cet incroyable point commun: l’ailleurs. Nous sommes tous à l’étranger d’une manière ou d’une autre, et aux quatre coins du monde, ça nous rapproche. J’aime ça :-)
Commentaire n° 5 posté par Jo Ann v. le 15/11/2008 à 14h20

Oui, un paradoxe : ça nous rapproche, malgré les distances.
Réponse de hibiscus le 15/11/2008 à 14h44

la plus sérieuse réponse – bravo à toi
j’ai comme qui dirait l”impression qu”on se retrouve, non ?
Commentaire n° 6 posté par bbbrigitte celerier le 15/11/2008 à 15h46

Le compliment me flatte ! :-)
Réponse de hibiscus le 15/11/2008 à 17h26

Je suis OK avec tout ce que tu dis….
Il faut que l’on continue cette expérience sympa…. je suis d’accord pour prendre le relais !!! et vous en pensez quoi les gens ?
Commentaire n° 7 posté par ckankonvaou le 15/11/2008 à 16h34

Je suis partante, j’ai envoyé un mail à Laurent.
Réponse de hibiscus le 15/11/2008 à 17h26

Je pense que l’on ressent exactement la meme chose et malheureusement c’est bien le sujet de la fin de la redac’. Dommage, moi aussi j’aimais bien ca !
Commentaire n° 8 posté par Agnes le 15/11/2008 à 17h11

On verra si c’est vraiment la fin de la rédac. Il semble que beaucoup le regrette, donc on devrait pouvoir faire quelque chose.
Réponse de hibiscus le 15/11/2008 à 17h27

Il FAUT que l’on continue.
Je donne mon adresse mail pour ceux qui veulent me contacter, je veux bien prendre le relais… avec d’autres si ils ou elles veulent….
joignez moi là : kankonvaou@orange.fr
A tout’
Commentaire n° 9 posté par ckankonvaou le 15/11/2008 à 17h51

J’ai bien noté ton adresse.
Réponse de hibiscus le 16/11/2008 à 18h34

Tu exprimes parfaitement tous les aspects et pourquoi il faut garder la rédac’.
Si on m’avait dit au college que je serais émue par une rédac’…
Commentaire n° 10 posté par a-so le 15/11/2008 à 23h44

Ton commentaire me touche beaucoup !
Réponse de hibiscus le 16/11/2008 à 18h35

tu connais la devise : si la rédac du mois n’existait pas, il faudrait l’inventer … ou dans ce cas la réinventer … espérons que quelqu’un reprenne le flambeau!
Commentaire n° 11 posté par vic le 17/11/2008 à 10h05

On y travaille ! ;-)
Réponse de hibiscus le 17/11/2008 à 14h46

28th Okt2007

De A à Z.

by hibiscus

Avant, elle aimait à lire pendant des heures et des heures.

Bizarrement, elle en a perdu l’habitude.

C’est la vie, pense-t-elle …

Des fois, elle regrette le temps d’autrefois.

Et puis, elle ne s’attarde pas plus et va de l’avant.

Fuit l’ennui en s’occupant le plus possible …

Guidée par l’espoir qu’un avenir meilleur l’attend plus loin.

Hôtesse de l’air, un métier en or, il ne s’agit pas de laisser sa place à une autre.

Il faut être ambitieuse pour réussir.

Jamais elle n’aurait cru être capable de cette carrière.

Kaboul, Lima, San Francisco, Tokyo, autant de villes de rêves qu’elle visite au gré de son travail.

Les trajets long-courrier ont leurs avantages, mais aussi leurs inconvénients.

Mais au fond, elle est un peu solitaire et ce train de vie lui plait.

Ne surtout pas s’imaginer une autre vie.

On est ce qu’on est.

Plus elle voyage et plus elle perd le contact avec son pays.

Que faire quand on se sent étrangère partout ?

Rien, c’est un état d’esprit avec lequel on peut cohabiter sans problème.

Souvent, elle étudie les passagers et essaye de deviner leurs vies.

Trivialité des vacanciers qui se racontent des souvenirs inoubliables de lieux paradisiaques.

Uniformité des hommes d’affaires qui se connectent dès qu’ils peuvent à un monde virtuel.

Vivre ? Est-ça vivre ? …

Washington, Brasilia, Johannesbourg, les aéroports défilent, les passagers sont les mêmes.

Xénophiles et xénophobes, elle en rencontre de toutes les sortes.

Y aurait-il un seul être dans cette marée humaine qui lui ferait changer de vie ?

Zapp zapp, ne surtout pas penser à une autre vie …

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