Le mot de la semaine : « sova »

Après deux semaines de travail, je n’ai pas encore réussi à retrouver mon rythme d’avant les vacances de Noël où je me couchais entre 22h et 23h. Résultat : je dors trop peu dans la semaine et mes week-ends ne suffisent pas pour récupérer.

Lundi soir, nous avions une fête au travail, très réussie. Et bien que je ne sois pas rentrée trop tard, j’ai eu du mal à m’endormir. Mardi soir, j’espérais me coucher relativement tôt mais nous avons commencé à regarder un DVD, Au-delà, de Clint Eastwood avec Matt Damon et Cécile de France. D’habitude, nous coupons sans trop de problème au milieu des films, mais là, pas moyen ; résultat, couchée à minuit… Mercredi soir, j’étais de sortie : afterwork entre Français, rentrée vers 21h30, au lit une heure plus tard. Ce fut la seule nuit suffisamment longue de la semaine. Jeudi soir, rien de spécial, mais je n’ai pas éteint avant 23h.

att sova [ate sova] = dormir

jag sover [jâgue soveure] = je dors

jag har sovit [jâgue ‘hare sovite] = j’ai dormi

jag sov [jâgue sove] = je dormais

jag ska sova [jâgue ska sova] = je dormirais

Toute la semaine, j’ai senti que je n’avais toujours pas récupéré de la fête de lundi soir. Je n’ai plus 20 ans, certes, mais je n’avais bu de l’alcool qu’à l’apéritif, je n’avais pas beaucoup dansé et je suis rentrée relativement tôt. Mais chaque matin, je me sentais plus zombie que jamais. La seule chose que je pensais en arrivant au travail était :

jag vill sova [jâgue vile sova] = je veux dormir ! …

Sur ce, il est déjà minuit et je vous souhaite : God natt! [goude nate]

 

Version suédoise ici
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Kungskaka ”frangipane”

Här är ett enkelt recept på den franska kungskakan med mandelkräm som äts traditionellt till trettondedag jul eller Épiphanie som det heter på franska. ”Frangipane” är namnet på själva mandelkrämen men utser även kakan.

Ingredienser:

2 smördegsplattor, utkavlade

1 ägg + 1 äggula att pensla med

50 g rumstempererat smör

100 g mandelpulver

75 g socker

några droppar bittermandelessens

1 ”bondböna”

 

1. Sätt ugnen på 210 grader.

2. Lägg ut den ena smördegen i botten på en pajform och picka den med en gaffel.

3. Blanda i en skål de övriga ingredienserna till mandelkrämen.

4. Häll ut krämen över smördegen, stoppa i ”bondbönan” (förslagsvis nära kanten för att minska risken att skära över den senare).

5. Täck med den andra smördegen och klistra kanterna med hjälp av lite äggula.

6. Rita ränder ovanpå kakan med en vass kniv och pensla med äggula utspädd med lite vatten. Stick några små håll i degen så att luften kommer ut under gräddningen (annars riskerar den att svälla och torka ut).

7. Grädda in i ugnen ca 30 min. (Håll ett öga på den fr.o.m. den 25:e minuten men tveka inte att låta den stå i ugnen upp till 40 min om så behövs.)

Kungskakan är godast att äta ljummen.

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Épiphanie

Den 6 januari, trettondedag jul, i Sverige är en röd dag trots att man, mig veterligen, firar inget särskilt då. Fördelen med den här dagen är att jag ofta förlänger min julledigheten till dess.

I Frankrike är det ingen röd dag trots att man firar Épiphanie” (epifania), dagen då det sägs att de tre vise männen, Caspar, Melchior och Balthasar, kom med presenter till Jesubarnet. (I Ryssland är det just den dagen man firar motsvarigheten till den västerländska julen, inte den 24 eller 25 december som, enligt katolsk tradition, är Jesu födelse).

Så fort julen har passerat ersätts, i de franska konditorierna och supermarknaderna, julstubben med ”galette des rois” = kungskakan (ungefär som semlorna ersätter lussekatterna i Sverige). I denna kaka, rund och brungul som solen på vintersolståndet, döljs en ”bondböna” som symboliserar fruktbarheten. Den som får bönan i sin kakbit blir kung eller drottning för dagen, krönts av en krona i guldpapper och får välja sin drottning alternativt kung.

Denna tradition är gammal och sägs kunna spåras tillbaka till de romerska saturnalia. I slutet av 300-talet valde kyrkan den 6 januari för att fira de vise männens besök till Jesubarnet. Under franska revolutionen firades då sans-culottes-dagen. Sedan 1975 brukar Paris bagare och konditorer ge bort en kungskaka till Frankrikes president, men utan böna, för han kan ju inte bli kung! :-)

Bland folket är det kutym att den som får bönan blir skyldig att bjuda på nästa kungskaka. Som ni förstår kan ”kungskaksätandet” vara mer en än dag, ibland flera veckor, tills det blir dags för pannakakor under ”Chandeleur” (kyndelmässodagen). Det ena firandet avlöser det andra, med dess mattraditioner i släpet. :-)

Det finns två sorters kungskakor. Den ena är gjord av smördeg och en mandelkräm som heter frangipane — min favorit (recept här).

Den andra är en brioche, ofta i form av en krans, eventuellt dekorerad med kanderade frukter och pärlsocker — den dominerar i södra Frankrike.

Bondbönan är idag ingen böna, fast det fortfarande heter så: ”fève” [fäv], utan en figurin i plast eller porslin som kan föreställa allt från en person eller ett djur från julkrubban för de mer traditionella, till lyckosymboler såsom fyrklöver eller gestalter från tecknade filmer.

För att låta slumpen avgöra helt (för att man kan faktiskt råka skära över ”bönan” när tårtan ska delas och ätas) ber man ofta en ”oskyldig själ”, dvs. ett barn, att krypa under bordet och säga vilka runt bordet som ska få var sin bit.

 

 

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La rédac du mois : Ma pire (?) rupture

Chaque mois, le même jour (le 15), à la même heure (12h), des rédac’ blogueurs écrivent un billet sur un sujet commun. Les sujets sont proposés par les participants puis tirés au sort. Le sujet du mois de janvier est proposé par Liam :

Votre pire rupture : Quelle a été votre pire rupture ? Amicale, amoureuse, au travail ? Comment l’avez-vous vécue ?

Et les participants en ce début d’année sont : Agnes, Denis, Julie, Le Gounjou, Levia, Liam, Steph, Vinie, Vladyk. Allez aussi lire leur point de vue, et n’hésitez pas à laisser vos commentaires ! J’en profite pour souhaiter la bienvenue aux ”petits nouveaux”. :-)

 

Je ne suis pas sûre que ceci soit le récit de ma pire rupture ; je ne veux peut-être même pas vous raconter ma pire rupture… Mais c’est une rupture que j’aurais voulu différente.

 

C’était il y a environ 12 ans. Après 7 mois comme jeune fille au-pair dans une famille diplomatique française à Stockholm (mon premier ”emploi” ici), j’avais décidé de rendre mon tablier. Je n’étais pas leur première (ni peut-être leur dernière) jeune fille au-pair. Celle qui m’avait précédée les avait quitté au bout de six mois pour cause de mal de pays. Je me plaisais bien dans ce nouveau pays, j’avais fait le choix personnel de venir m’y installer. Être jeune fille au pair était la première étape dans mon projet d’intégration suédoise. Si je m’étais plu dans cette famille, j’y serais volontiers restée plus longtemps. Mais ce n’était pas le cas.

Ce n’était pas la faute aux enfants, au nombre de trois, trois ans d’écart entre chaque. Même si le plus jeune était difficile, j’ai très vite compris qu’il ne se sentait pas bien du tout. Le fait que ses parents traduisent les colères où il se frappait lui-même comme des caprices et qu’on m’autorise en plus à lui donner la fessée dans ces occasions-là me fendait le cœur. Les enfants m’appréciaient, mais leur mère était rarement satisfaite de mes services bien que je me plie à ses souhaits (ordres ?) : repasser les housses de couettes et les draps des deux côtés, couper menus les morceaux de légumes pour faire une ratatouille (qui finissait en purée) ou forcer les enfants à manger une béchamel faite à base de bouillon de poisson (au point que la moyenne s’en est rendue malade) … Les enfants dînaient rarement avec leurs parents, leur mère ne travaillait pas mais j’étais plus souven à la maison qu’elle.

Dès le début, j’avais annoncé la couleur : j’avais choisi la Suède, non pas pour eux (faut quand même pas exagérer), mais parce que j’y avais des amis. Petit à petit, ils ont compris que l’un de ses amis était plus qu’un ami …, mais je ne voyais pas en quoi cela pouvait avoir de l’importance pour eux, pour mon travail chez eux. Ils auraient peut-être dû être contents que j’aie une vie sociale, si limitée soit-elle, en dehors de mes heures de travail ainsi qu’une raison de rester en Suède. Mais j’avais l’impression qu’ils se sentaient plutôt trahis. Du coup, la froideur dans nos relations est devenue de plus en plus grande.

À la fin, je ne me plaisais plus du tout en leur compagnie et dès que j’ai su que je pouvais être hébergée dans la famille de mon conjoint, j’ai rendu ma démission. Ils n’ont pas essayé de me retenir. J’avais un mois de préavis, fin 1999-début 2000 ; je peux vous dire que ce dernier mois a été très très long… J’avais acheté des cadeaux de Noël aux enfants ; on ne m’a pas laissé les leur donner en mains propres (je ne sais même pas s’ils les ont jamais reçu…). Mon dernier jour de travail, la mère était sortie avec les enfants (ce qu’elle faisait rarement seule), de sorte que je n’ai même pas pu leur dire au revoir. Ils étaient peut-être trop jeunes pour comprendre, mais j’aurais voulu qu’ils sachent que ce n’étaient pas à cause d’eux que je partais (qui sait ce que leur mère a bien pu leur raconter…)

Pour couronner le tout, leur père m’a fait la morale quand je suis venue rendre les clés et récupérer mon dernier salaire. ”Il ne fallait pas que je me fasse d’illusions, 99 % des mariages suédois finissaient en divorce et patati et patata…” Non mais de quoi j’me mêle ! J’ai un souvenir négatif de cette rupture car je me suis sentie méprisée et rabaissée. Même passé 20 ans, je n’étais à leurs yeux qu’une petite fille bien naïve de croire en ses rêves. Et j’ai horreur d’être traitée de cette manière-là !

Je sais qu’ils sont rentrés en France l’été qui suivait. Ils n’avaient sûrement jamais eu l’intention de s’installer en Suède pour de bon (ils se sentaient bien trop supérieurs aux Suédois pour ça), mais je me demande bien la tête qu’ils feraient aujourd’hui s’ils apprenaient où j’en suis arrivée, 11 ans plus tard, et que je suis, de surcroit, encore avec mon conjoint de l’époque …

 

Si vous aussi avez envie de vous prêter à ce jeu d’écriture qu’est la rédac’ du mois, n’hésitez pas à cliquer sur ce lien pour vous inscrire.

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La photo du mois : Bulles

Chaque mois, les blogueurs qui participent à La photo du mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

Le thème de la photo du mois de janvier a été choisi par Thibault : Bulles.

Des bulles pour fêter la fin et le début d’une année, c’est presque banal. ;-)  Personnellement, j’avais une raison supplémentaire de faire ”pêter le champagne”, et ce juste avant Noël.

Pour fêter ma titularisation. :-)

 

Allez buller de blogs en blogs:

100driiine, 4 petits suisses dans un bol de riz, A&G, A&Y, Agnès, Akaieric, Alex, Alexanne, Alice, Anaou, Anne, Anne Laure T, Aparça, Aude, Ava, Babou, Bao, Bestofava, Blogoth67, Boopalicious, Carnets d’images, Caro, Carole In England, Caroline, Cathy, Cekoline, Céliano, Céline in Paris, Champagne, Cherrybee, Chris et Nanou, Cindy Chou, Clara, Claude, Clem et Cha, Coco, Cynthia, David et Patrice, DNA, Doremi, Dorydee, Dr CaSo, E, Edegan, Eff’Zee’Bee, El, El in Oz, Emi London, Emily58, Emma, Fabienne, Fanny et Vincent, Filamots, Florian, florianL, François, Frankonorsk, Frédéric, Galinette, Gilsoub, Gizeh, Glose, Grignette, Guillaume, Hugo, Isabelle, Jean Wilmotte, jen et dam, Jo Ann, Karrijini, Krn, Kyn, Kyoko, La Fille de l’Air, La Flaneuse, La Madame, La Nantaise, La Papote, La Parigina, LaGodicheL’atelier azimute, Laure, Lauriane, L’Azimutée, Le Mag à lire, LEBOABLEU, Le-Chroniqueur, Les Maudits Expats, Les voyages de Seth et Lise, lesegarten, Leviacarmina, Lhise, Lili, Loutron glouton, Lucile et Rod, M, M.C.O, Ma, Madame zaza of mars, magda627, Mamysoren, Mandy, Manola, Margote05, Margouia, Marion, M’dame Jo, Meyilo, Muni57, Narayan, Nataru, Nathalie, Niwatori, Nomade57, Noon, Nora, Nous4auQuébec, Olivier, Ori, Où trouver à Montréal?, PascalR, Pavot de Lune, Petit Hobbit, Renepaulhenry, Sébastien, Sephiraph, Shandara, Sinuaisons, Sprout©h, Stephane08, Stéphie&lesCacahuètes, Surfanna, Suzie, Tam, Tambour Major, The Mouse, The Parisienne, Thib, Titem, Ty, Une niçoise, Urbaine, Urbamedia, Vanilla, Viviane, Xavier Mohr, Zaromcha.

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Thèmes précédents :

2011
1. Juin : Clé
2. Juillet : Fenêtre
3. Août: Soleil
4. Septembre : Promenons-nous dans les bois
5. Octobre : Surnaturel
6. Novembre : Au bout bout du monde
7. Décembre : Bancs publics

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Veckans ord: ”tillsvidareanställning”

Jag fick höra denna glada nyhet före julhelgen och det finns inget bättre sätt att starta arbetsåret på: jag är numera tillsvidareanställd vid Nationalmuseum! :-)

Motsvarigheten på franska heter ”contrat à durée indeterminée” = ”(arbets)kontrakt på obestämd tid” ou CDI. Visstidsanställning heter ”contrat à durée determinée” = (arbets)kontrakt på bestämd tid” ou CDD.

Nationalmuseum

Jag avslutade mina universitetsstudier i juni 2005 och sedan dess har vikariaten och projektanställningar, som ibland förlängts, löst av varandra. Under den tiden har jag haft tre olika arbetsgivare: Sigtuna kommun, Nationalmuseum, Moderna Museet och Nationalmuseum igen, den sista sedan hösten 2008.

Jag har inte riktigt ”fått” en tillsvidareanställning, även om jag sökt en tjänst i och med en pensionsavgång. Men under rekryteringsprocessen blev jag inLASad. (Jag älskar den svenska språket som kan bilda ord av förkortningar! :-) ) Jag upplever inte alls det som en fatalitet, och inte min arbetsgivare heller. Det gör bara ännu roligare att kunna utropa: jag är fast! :-)

Mitt kontor

Fransk version här

 

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Le mot de la semaine : « tillsvidareanställning »

J’ai appris la bonne nouvelle avant Noël et il n’y a pas de meilleure façon d’amorcer une nouvelle année sur le plan professionnel : je suis désormais « tillsvidareanställd » au Nationalmuseum, c’est-à-dire que j’ai un CDI ! :-)

« Tillsvidare » signifie ”jusqu’à nouvel ordre” (à ne pas confondre avec « tills vidare » qui veut dire ”provisoirement, temporairement” …) et « anställning », c’est l’emploi. On utilise aussi souvent le mot « fastanställning » = emploi permanent (il n’y a pas d’emplois à vie en Suède à part éventuellement celui du roi), qui n’est pas vraiment un synonyme puisque ce terme n’est pas valable juridiquement, mais cela revient un peu au même quand même. C’est en tout cas toujours mieux qu’un CDD !

en tillsvidareanställning [ène tillssevidaréan(e)stèlning] = un CDI

tillsvidareanställningen [tillssevidaréan(e)stèlninguène] = le CDI

tillsvidareanställningar[tillssevidaréan(e)stèlningare] = des CDI

tillsvidareanställningarna[tillssevidaréan(e)stèlningar(e)na] = les CDI

J’ai achevé mes études universitaires en juin 2005. Depuis, j’ai collectionné les CDD : les remplacements se sont succédés aux missions, qui ont parfois été prolongées jusqu’à ce qu’il n’y ai plus d’argent. J’ai eu trois employeurs dans ce laps de temps : la commune de Sigtuna, le Nationalmuseum, le Moderna Museet puis de nouveau le Nationalmuseum que j’ai réintégré à l’automne 2008.

Le Nationalmuseum, Stockholm

Je ne l’ai pas vraiment ”décroché”, ce CDI, même si j’avais postulé suite à un départ à la retraite. Mais en cours de recrutement, j’ai été en fait « inLASad » [inelassade]. J’aime la langue suédoise qui peut former des mots à partir d’abréviations ! :-D LAS, c’est « lagen om anställningsskydd », la loi sur la sécurité de l’emploi. Adoptée en 1982, elle règle les types et les préavis de licenciement ainsi que les CDD. La loi est contraignante mais peut être restreinte par les conventions collectives. Elle protège les employés contre les licenciements arbitraires ; on peut être licencié par manque de travail ou pour des raisons personnelles (grosse erreur professionnelle). Avant de licencier, on étudie toujours la possibilité de replacer l’employé.

Le texte de loi (en suédois) en entier ici.

Un CDD suédois peut être un remplacement (congé maladie de longue durée, congé parental, congé pour cause de CDD chez un autre employeur), une mission, un emploi saisonnier, une période d’essai ; il peut aussi être appliqué si l’employeur a 67 ans ou plus. Si, sur une période de 5 ans, un employé effectue un ou des remplacements de deux ans ou une ou des missions de deux ans, le CDD devient automatiquement un CDI. C’est ce que « inLASad » signifie ; cela équivaut à une titularisation en quelque sorte. C’est ce qui m’est arrivée, et je ne le vis pas comme une fatalité, ni mon employeur, ce qui est d’autant plus agréable à entendre ! :-)

Mon bureau

 

Version suédoise ici.
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Veckans ord : ”slappa”

Min julledighet närmar sig sin slut. Jag har inte gjort allt jag hade tänkt mig: jag skulle ha velat sticka och läsa; jag har läst en liten roman av Tomas Tranströmer, men jag har inte rört vid stickorna en enda gång. Men en sak har jag gjort ordentligt och det är: att vi-la. Jag har sovit mycket och slappat en hel del, jag har aldrig tittat så mycket på tv som nu. (Och så har jag varit rätt upptagen med bloggen.)

att slappa = paresser

Den här semestern är för mig synonym med icke-rutin: jag har vänt på dygnet av att lägga mig och gå upp sent, jag har inte ätit vid bestämda tider, många måltider krävde ingen matlagning, jag har nästan inte gått ut. ”Home sweet home”…

Men det är nu dags att rycka upp sig och hitta tillbaka till sina gamla rutiner, vilket är alltid ett litet nöje för mig efter ett långt avbrott. När ni läser detta är jag i Frankrike och gullar med min tredje systerson som föddes den 3:e december. :-) En resa, så kort den än må vara, kräver lite planering (som att programmera bloggens söndagsinlägg) och organisation samt att man respekterar tidtabeller för bus, flyg och pendeltåg.

Jag åker hem med dagens sista flyget på måndag kväll, och på tisdag är det tillbaka till verkligheten. Förhoppningsvis inte riktigt samma verklighet som före semester: jag hoppas vara tillräckligt utvilad och glad över att återuppta mina gamla vanor. Jag ser redan fram emot att komma ombord på Djurgårdsfärjan. ;-)

 

Fransk version här
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Le mot de la semaine : « slappa »

Mes vacances de Noël touchent à leur fin. Je n’ai pas fait tout ce que je voulais faire : j’avais pensé tricoter et lire ; j’ai lu un petit roman de Tomas Tranströmer, mais je n’ai pas touché à une seule aiguille. Mais j’ai fait une chose que je voulais vraiment faire et c’est me re-po-ser. J’ai beaucoup dormi et pas mal paressé, je n’ai jamais autant regardé la télé que pendant ces vacances. (Et le blog m’a pris pas mal de temps aussi …)

Le verbe « slappa » vient de l’adjectif « slapp » qui signifie : mou, flasque, relâché, sans énergie, sans vigueur. Je traduis le verbe par : paresser.

jag slappar [jâgue slapare] = je paresse

jag har slappat [jâgue ‘har slapate] = j’ai paressé

jag slappade [jâgue slapadé] = je paressais

jag ska slappa [jâgue ska slapa] = je paresserai

Ces vacances sont pour moi synonyme de non-rutine : je me suis couchée et levée à pas d’heure, j’ai mangé à heure non fixe, pas mal de repas ne nécessitaient pas de faire la cuisine, je ne suis sortie que très peu. ”Home sweet home”…

Il est quand même grand temps de retrouver un peu ses routines — et c’est toujours pour moi relativement agréable après une telle coupure. Quand vous lirez ceci, je serais en France en train de pouponner mon troisième neveu qui est né le 3 décembre dernier. :-) Un voyage, si court soit-il, demande un peu de planning (comme de programmer l’article dominical du blog par exemple), d’organisation et qu’on respecte les horaires de bus, d’avion et de RER.

Je rentre lundi soir vers minuit et dès mardi, c’est retour à la réalité. Pas telle que je la connaissait avant les vacances ; je serais sûrement plus en forme et plus enthousiaste de reprendre mes vieilles habitudes. J’ai presque hâte d’embarquer de nouveau sur le bateau entre Slussen et Skeppsholmen. ;-)

 

Version suédoise ici
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Fransk potatisgratäng

En ”gratin dauphinois” [gratäng dåfinoa] är en potatisgratäng från området Dauphiné som ligger i sydöstra Frankrike, mellan floden Rhône och den italienska gränsen. Området var själständigt t.o.m. 1349 då det blev en fransk provins. Idag är det administrativt uppdelat i tre ”départements”: Drôme, Hautes-Alpes (där mina föräldrar numera bor) och Isère. Dauphinés huvudort är Grenoble.

Denna härligt krämiga maträtt nämns för första gången den 12 juli 1788 då en middag hölls för stadshusets personal i Gap. Som för alla traditionella maträtterna finns det inte något unikt recept för ”gratin dauphinois”, men en viktigt ingrediens som inte ska glömmas är vitlök. Gratängen går bra att förbereda dagen innan, sedan är det bara att värma upp den i ugnen före servering.

Ingredienser, för 6-8 portioner:

1 kg potatis

3 dl mjölk

3 dl matlagningsgrädde (eller vispgrädde om man så vill)

2 vitlöksklyftor

muskotnöt

50 g smör

salt och peppar

1. Sätt ugnen på 200 grader.

2. Skala potatisen och skiva dem till ca 3 mm tjocka skivor. (Man kan använda hushållsassistenten.) Potatisen ska inte tvättas för då sköljer man bort stärkelsen som binder till sig mjölken och grädden

3. Lägg ut potatisskivorna på en ren handduk. Strö över 10-15 g salt och några varv av pepparkvarnen. Massera potatisen med händerna för att fördela det jämnt.

4. Koka upp mjölken i en kastrull tillsammans med en skalad och krossad vitlöksklyfta. Sänk värme och lägg potatisskivorna, täck med lock och låt puttra 10 min.

5. Häll i grädden och en rejäl nypa rivet muskotnöt. Låt sjuda utan lock ca 15 min och rör i ofta för att förhindra att potatisen och grädde bränner fast i botten. Var försiktigt med att inte röra sönder potatisen. Potatisen behöver inte vara färdigt kokt då gräddningen i ugnen kommer att avsluta den här processen.

6. Skala och klyv den andra vitlöksklyftan och stryk den över hela ytan på en ugnsform. Smörj den, och häll över försiktigt den förkokta potatisen med gräddmjölken i den. Lägg några smörklickar över gratängen.

7. Gratängen gräddas i ugnen i vattenbad: lägg formen i en plåt eller ett större fat, som fylls på med vatten upp till halva höjden på gratängen.

8. Ställ in i ugnen och gratinera tills gratängen fått fin färg, minst 10 min.

Om man vill kan man också strö över riven ost, men då blir det en ”gratin savoyard” = potatisgratäng från Savojen (som kan också innehålla lök).

Som sagt, den här gratängen mår bara bättre av att vila över en natt och värmas upp före serveringen, som många andra franska maträtt som får puttra länge och sprida ut sina förföriska dofter. :-)

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