Le mot de la semaine : « pulka »
Depuis quelque temps, je traverse un parc de Stockholm où un arbre et un lampadaire sont rembourrés de sac jaunes énormes.
Ce n’est que la semaine passée que j’ai compris à quoi cela servait. C’était la semaine des vacances de février et il avait neigé. Que demander de plus quand on est gosse ?
C’est un temps idéal pour faire de la luge évidemment ! Et le rembourrage de l’arbre et du lampadaire s’explique du fait qu’ils se trouvent tous les deux en fin de descente, et c’est donc tout simplement pour amortir les éventuels chocs si les gosses n’ont pas réussi à bien diriger leur luge. Même le banc était temporairement rembourré ce jour-là.

Les gosses se lançaient sur la pente comme des tortues géantes* se laissant glisser sur le dos, les pattes en l’air, et remontaient à pieds traînant leur luge derrière eux sans se lasser: monter, glisser, re-monter, re-glisser … Le tout sous les regards attentifs de quelques mamans et papas. L’une d’entre elles avait même du chocolat chaud dans un thermos qu’elle servait dans des gobelets en plastique. Des fois, on voudrait redevenir gosse …

Une « pulka », c’est une luge. Les luges suédoises peuvent se présenter sous différentes formes : toutes rondes avec des poignées sur les côtés ou comme des coques de bateau rectangulaires, certaines sont même équipés d’un volant.
en pulka [ène pulka] = une luge
pulkan [pulkane] = la luge
pulkor [pulkaure] = des luges
pulkorna [pulkaurena] = les luges
Et faire de la luge se dit : « åka pulka » [auka pulka]:
jag åker pulka [jâgue aukeure pulka] = je fais de la luge
jag har åkt pulka [jâgue 'har aukte pulka] = j’ai fait de la luge
jag åkte pulka [jâgue aukté pulka] = je faisais de la luge
jag ska åka pulka [jâgue ska auka pulka] = je ferais de la luge
(* « jättesköldpadda, -an, -or, -orna en suédois)






